Quand on parle de sécurité routière, on pense souvent à l’alcool, à la vitesse ou au téléphone au volant.
Mais un autre facteur de risque reste largement sous-estimé : les troubles du sommeil, et notamment l’apnée du sommeil.
Ce syndrome provoque des pauses respiratoires répétées pendant la nuit (10 à 30 secondes), parfois plusieurs dizaines par heure. Résultat : un sommeil fragmenté et une fatigue qui persiste toute la journée.
👉 Et cette fatigue ne s’arrête pas à la porte de la maison. Elle altère directement la vigilance au volant : somnolence, baisse de concentration, allongement du temps de réaction… avec un risque d’accident multiplié par 8 chez les personnes non traitées.
⚖️ Que dit la loi ?
Une apnée du sommeil sévère non traitée peut être incompatible avec la conduite. Pour conserver son permis, il est nécessaire :
- de consulter un médecin pour évaluation et suivi
- de mettre en place un traitement adapté (souvent la PPC – Pression Positive Continue)
- et de déclarer la situation à son assurance, ce qui est obligatoire et protège juridiquement en cas d’accident.
❗ Mais au-delà de la loi, ne pas conduire lorsqu’on est concerné est avant tout un choix responsable. Comprendre comment notre fatigue affecte notre conduite, c’est protéger notre vie et celle des autres.
Chez Brain Up, nous pensons qu’il est essentiel de mieux parler du sommeil dans les actions de prévention.
Car prendre soin de son sommeil, ce n’est pas seulement améliorer sa santé ou son énergie au quotidien. C’est aussi un enjeu de sécurité pour soi… et pour les autres.
💡 La bonne nouvelle : lorsqu’elle est diagnostiquée et traitée correctement, l’apnée du sommeil permet de retrouver une vigilance normale et de réduire fortement le risque d’accident.
Alors parfois, la première étape pour conduire plus en sécurité commence simplement… par une meilleure nuit de sommeil.

